Réforme de l’apprentissage : des avancées notables mais des zones d’ombres persistent

15/02/18

L’UMIH, organisation professionnelle N°1 du secteur de l’hôtellerie restauration a pris acte des annonces faites par Edouard PHILIPPE, Premier ministre et Muriel PENICAUD, ministre du Travail, en faveur de l’apprentissage. Le diagnostic posé est partagé. Si un certain nombre de mesures répondent aux attentes des professionnels et vont redonner une certaine souplesse au système ; des zones d’ombres subsistent.

Les entreprises et les apprentis sont replacés au cœur du dispositif et pourront ainsi mieux définir leurs attentes et leurs besoins. Avec un financement au contrat, l’apprentissage sort d’une logique administrée et gagne en efficience avec comme objectif : un meilleur accompagnement des jeunes par les entreprises. Pour leur part, les CFA pourront développer des formations innovantes correspondant aux besoins réels des entreprises.

Si le financement est largement simplifié, ce qui était une attente des professionnels, il reste une incertitude sur la gouvernance du « Fonds de gestion alternance ».

Sur la relation branches-régions, l’UMIH regrette que l’espace de dialogue soit contraint par des Convention d’Objectifs et de Moyens. La profession attendait un dialogue intelligent et responsable qui permettait de dépasser les jeux d’acteurs.

L’UMIH se satisfait de la mise en place d’une prépa-apprentissage qui reprend sa proposition de « Préparation Opérationnelle à l’Apprentissage » et souhaite un effort supplémentaire pour inscrire les « Journée annuelles d’information sur les métiers », très attendues par nos chefs d’entreprise, dans un processus d’orientation plus large. L’entreprise doit être présente tout au long du parcours scolaire du jeune.

Les professionnels de l’hôtellerie-restauration accueillent dans leur établissement  35 000 apprentis et 13 500 contrats de professionnalisation. L’UMIH rappelle que la branche a déjà mis en place un Permis de former obligatoire pour les maitres d’apprentissage depuis 2013.

« La branche répondra présente et saura prendre ses responsabilités pour l’application effective de cette réforme ambitieuse tant au plan national qu’au plan régional. Mais nous resterons particulièrement vigilants lors de la traduction de la réforme dans la loi. L’apprentissage doit être une modalité de formation reconnue et appréciée de tous au service des jeunes et des entreprises. » déclare Roland HEGUY, Président confédéral de l’UMIH.